Mercredi 9 juin 3 09 /06 /Juin 09:11

Habitée par ton être
Dont je ne suis pas maître
Je te vois comme un idéal.
Est-ce si mal ?


Je voudrais te convoiter,
T'apprivoiser;
Tu es un mystère
J'ai besoin de ton air.


Je veux m'imprégner de ton corps
Comme si c'était de l'or.
Je demande juste un de tes baisers
Veux-tu me l'accorder ?


Mais tu n'es pas seul
Et ça ne fermera pas ma gueule.
Et malgré les sarcasmes
Tu es mon fantasme.

 

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Par Ralween
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Mardi 8 juin 2 08 /06 /Juin 11:16

Au bord du lit défait où notre ardeur se lasse,

Couche-toi sur le dos et m'ouvre ta culasse

Au centre vermillon,

Les deux jambes en l'air au long de ma poitrine:

Je vais te ramoner de mon écouvillon,

Ma chaude Alexandrine.

 

Comme dit l'artilleur du refrain folichon,

Ma pine va servir à ton con de bouchon,

Et dans cette posture,

Dont l'aspect enchanteur m'excite et me ravit,

Tu gagneras au jeu, pour combler ta nature, plus d'un pouce de vit.

 

Louis Perceau (1927)

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Samedi 5 juin 6 05 /06 /Juin 20:11

C'est un trou de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes des haillons

D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.

 

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

 

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme:

Nature, berce-le chaudement : il a froid

 

Les parfums ne font pas frissonner sa narine;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

Ce poème est sans doute inspiré au jeune Rimbaud, 16 ans à l'époque, par la guerre franco-allemande de 1870, et plus particulièrement par la bataille de Sedan scellant la défaite française le 3 septembre 1870 à moins de 100 kilomètres de Charleville, son lieu de résidence à l'époque. Cette scène, un soldat mort au milieu d'une nature omniprésente et accueillante, suscite effectivement l'indignation de Rimbaud. Il est cependant peu probable que celui-ci ait réellement assisté à ce qu'il décrit.


7 octobre 1870-Rimbaud


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Samedi 5 juin 6 05 /06 /Juin 12:33

Arrivé devant la porte du vice consulat de Serbi, Mony pissa longuement contre la façade, puis il sonna. Un albanais vêtu d'une fustanelle blanche vint lui ouvrir. Rapidement, le prince Vibescu monta au premier étage. Le vice-consul Brandi Fornoski était tout nu dans son salon. Couché sur un sofa moelleux, il bandait ferme; près de lui se tenait Mira, une brune monténégrine qui lui chatouillait les couilles. Elle était nue également et, comme elle était penchée, sa position faisait ressortir un beau cul bien rebondi, brun et duveté, dont la fine peau était tendue à craquer. Entre les deux fesses s'allongeait la raie bien fendue et poilue de brun, on apercevait le trou prohibé rond comme une pastille. Au-dessous, les deux cuisses, nerveuses et longues, s'allongeait, et comme sa position forçait Mira à les écarter, on pouvait voir le con, gras, épais, bien fendu et ombragé d'une épaisse crinière toute noire.

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Apollinaire

Par Ralween
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Vendredi 4 juin 5 04 /06 /Juin 23:00

Voluptueux de tous les âges et de tous les sexes, c'est à vous seuls que j'offre cet ouvrage: nourrissez-vous de ses principes, ils favorisent vos passions, et ces passions, dont de froids et plats moralistes vous effraient, ne sont que les moyens que la nature emploie pour faire parvenir l'homme aux vues qu'elles a sur lui; n'écoutez que ces passions délicieuses; leur organe est le seul qui doive vous conduire au bonheur. 
    Femmes lubriques, que la voluptueuse Saint-Ange soit votre modèle; méprisez, à son exemple, tout ce qui contrarie les lois divines du plaisir qui l'enchaînèrent toute sa vie. 
    Jeunes filles trop longtemps contenues dans les liens absurdes et dangereux d'une vertu fantastique et d'une religion dégoûtante, imitez l'ardente Eugénie; détruisez, foulez aux pieds, avec autant de rapidité qu'elle, tous les préceptes ridicules inculqués par d'imbéciles parents. 
    Et vous, aimables débauchés, vous qui, depuis votre jeunesse, n'avez plus d'autres freins que vos désirs et d'autres lois que vos caprices, que le cynique Dolmancé vous serve d'exemple; allez aussi loin que lui, si ,comme lui, vous voulez parcourir toutes les routes de fleurs que la lubricité vous prépare; convainquez-vous à son école que ce n'est qu'en étendant la sphère de vos goûts et de ses fantaisies, que ce n'est qu'en sacrifiant tout à la volupté, que le malheureux individu connu sous le nom d'homme, et jeté malgré lui sur ce triste univers, peut réussir à semer quelques roses sur les épines de la vie. 

 

 

La Philosophie dans le boudoir

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Par Ralween
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Vendredi 4 juin 5 04 /06 /Juin 22:50

Cependant nous aurons des critiques, des contradicteurs et des ennemis, nous n'en doutons pas;

C'est un danger d'aimer les hommes,

C'est un tort de les éclairer.

Tan pis pour ceux qui condamneront cet ouvrage, et qui ne sentiront pas dans quel esprit il a été fait : esclaves des préjugés et de l'habitude, ils feront voir que rien n'agit en eux que l'opinion, et que le flambeau de la philosophie ne luira jamais à leurs yeux.

 

Sade (van Loo)Marquis de Sade
(1740 - 1814)

Par Ralween
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Vendredi 4 juin 5 04 /06 /Juin 22:07

Quel souvenir !

 

 

 

Par Ralween
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Vendredi 4 juin 5 04 /06 /Juin 20:57

Epigramme

Tiendrés vous jusqu'à demain,

Insatiable créature,

Dans la maigreur de votre main

Mon pauvre engin à la torture?

 

Contre vous il a, par dix fois

En une nuit rompu son bois:

Voudriés vous des preuves plus belles?

 

De grâce, lachés le du poing!

Il ne s'en ira gueres loin:

Mes couilles ne sont pas des ailes!

 

« On peut le compter parmi ceux qui ont annoncé le siècle de Louis XIV. Il reste de lui un assez grand nombre de vers heureux. » (Voltaire)

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Par Ralween
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Mercredi 2 juin 3 02 /06 /Juin 08:32

Mais les cuisses s'ouvrent. Victoire!

Voici le con dans sa beauté,

 

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Sous sa frisue blonde ou noire

Adorablement abrité,

 

 

Humide comme une prunelle,

Frissonnant déjà comme une aile.

La main de l'amant t'entre-baille

Vivante rose de cypris,

Et tout de suite elle travaille, 

D'un doigt léger, le clitoris.

Par Ralween
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Mardi 1 juin 2 01 /06 /Juin 11:32

De Philippe Bouvard

"Sodomie du matin, fraîcheur du vagin. Sodomie du soir, repos des mâchoires."

 

De Gustave Flaubert

"Puisque nous causons de bardaches, voici ce que j'en sais. On avoue sa sodomie et on en parle à table d'hôte. Quelquefois on nie un petit peu, tout le monde alors vous engueule et cela finit par s'avouer"

 

De Roger Law

"Je vais au cinéma pour me divertir...non pour assister à des viols, des actes de sodomie ou des bains de sang. Nous avons tout cela à la maison!

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Par Ralween
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Lundi 31 mai 1 31 /05 /Mai 11:46

Une voix résonne et me remplit d'ivresse,

M'envoutant d'une mélodie jusque là inconnu.

Cette voix restera ancrée dans mes veines sans cesse,

Et me poursuivra jusqu'à la fin de tout mon vécu.

 

Mais la première vision de ton image sur cet écran,

De l'ancienne télévison chez mes grands-parents,

Me transperça l'esprit d'un éclair de frisson,

C'était toi, ce chanteur qui faisait perdre la raison.

 

Tu chantais et dansais dans une image en noir et blanc,

Te déhanchais devant ces femmes, déjà tiennes.

Quel scandale lorsque tout le monde vit que tu étais blanc,

Car ta voix enchantait les ondes radios américaines.

 

 

 

 

Par Ralween
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Dimanche 30 mai 7 30 /05 /Mai 22:44

 

J’ai mis du temps à écrire cet inventaire heureux de mes saisons favorites, car je pense que je n’ai aucune préférence sur les saisons qui passent, qui se mélangent, capricieuses à ne plus savoir dès fois, comment s’habiller pour le lendemain. En hiver, j’aime rentrer chez moi le visage rougi, les mains froides et sentir progressivement le sang bouillir au bout de mes doigts. De ses journées froides, courtes en soleil j’en retiens ces longues nuits où la lune prend le contrôle du temps. Paysage mélancolique, inspirateur de tous les poètes, on guette le réchauffement climatique, les minutes supplémentaires de lumière. De chaque côté de l’hiver on côtoie l’automne triste du passé et l’automne gaie du printemps. D’ailleurs le printemps joue à cache-cache entre ses deux saisons aux extrêmes températures que seuls les bourgeons florissant nous montrent qu’il est bien là. Saison qui me donne mal au crâne et me bouche les narines, plus son passage est éclair, mieux je me porte. Donnant comme mot d’ordre, jupe courte, décolleté, teint halé ; l’été me réchauffe le corps ainsi que le cœur de mon pantalon. De nos jours c’est la saison d’où il faut en sortir avec bon teint, physique et intellectuel. Je ne suis pas sûr que les rayons du soleil en pénétrant à la surface de ma boite crânienne, ne me grillent pas en passant quelques neurones. Et c’est avec hâte que j’attends, que j’observe avec attention l’apparition de la première feuille rougissante, tombante et volante, soufflée par Eole. Saison du spleen, je rentre chez moi en automne.

 

M.F²

           3cljuin

 

Par Ralween
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Dimanche 30 mai 7 30 /05 /Mai 22:42

 

J’avais un sac de petite forme, d’aspect rectangulaire possédant trois poches à fermeture éclair. De couleur multiples, à la façon d’un camouflage de type européen, je sorti de la poche du centre : mon stylo. D’apparence quelconque, d’une couleur bleutée sur toute sa longueur, il laissait apparaître par transparence le mécanisme du bouton poussoir situé à son extrémité, sur lequel était associée une partie en plastique bleu également recourbée, servant à le maintenir debout dans une poche avant sans rabat d’une chemise. La pression du bouton, déclenchait l’ouverture de la pointe du stylo servant à écrire. De la bille fixé à l’extrémité de la pointe, sortait au contact d’une feuille une encre noire, mat et peu agréable au touché.

 

 

Ce stylo avait peu d’histoires à me raconter, il me servait seulement à écrire les chiffres remplissant mon chéquier. La seule chose dont il pouvait se vanter, était les nombreux voyages qu’il avait effectués en ma compagnie. Imperturbable au fond de ma poche ventrale, il a entendu les dialectes les plus lointains, subit les secousses les plus profondes et surtout, il a réussi à rester efficace et lisible à la première feuille de papier. C’est bien la seule qualité que je lui reconnaisse, lâcher son encre quand il le faut. Sinon en le regardant, là, devant moi, je ne vois aucun défaut, son efficacité est exemplaire. Il mériterait presque que je lui écrive mon affection. Merci stylo !

 

                -THA0035-copie-1.jpg

M.F

 

 

Par Ralween
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Dimanche 30 mai 7 30 /05 /Mai 22:38

 

Un monde sans douleur

 

Un noir radieux

 

Un soleil lugubre

 

Une ombre transparente

 

Un travail oisif

 

Un oisif travailleur

 

Du bêton fleuri

 

Une tour Effel en bois

 

Une voiture en papier

 

Qu’on mettrait dans sa poche

 

Pour s’envoler dans des contrées

 

Aux autoroutes verdoyantes

 

Aux péages gratuits.

 

 

M.F²

 

 

jb_jane_birkin01.jpg Jane Birkin

Par Ralween
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Dimanche 30 mai 7 30 /05 /Mai 22:32

Je vis ces jours passer une fort belle garce

Négligemment coiffée, assise sur du foin,

Ayant ses deux genoux, l'un de l'autre si loin

Au large escarquillez qu'ils occupoient la place.

 

Ses cuisses elle ouvroit d'une si bonne grace

Qu'on voyoit entre deux, vers le haut, en un coin,

Un trou large et ouvert à y mettre le poing,

Mais faisoit, ce semble, une laide grimace.

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Joyeuse, elle tenait à belles plaines mains

Une chose gros et long d'un quartier pour le moins

Qu'elle mettoit dedans la mine asseurée;

 

Et, remuant toujours, si fort elle pressoit

Que jamais en repos elle ne laissoit

Qu'une douce liqueur elle n'en eut tirée.

 

Pierre De Larivez (1570)

Par Ralween
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  • Ralween
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  • Homme
  • célibataire gourmand erotisme
  • "Le bon sens nous montre que la vie humaine est courte, et qu'il vaut mieux faire de notre court passage sur terre quelque chose d'utile pour soi et pour les autres"

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  • : Voici en quelques lignes un résumé de ce que vous allez trouver dans mon blog. Mes passions: la lecture, l'écriture, l'érotisme et les femmes comme je les aiment!!
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  • : 30/05/2010
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