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Je vis ces jours passer une fort belle garce

Négligemment coiffée, assise sur du foin,

Ayant ses deux genoux, l'un de l'autre si loin

Au large escarquillez qu'ils occupoient la place.

 

Ses cuisses elle ouvroit d'une si bonne grace

Qu'on voyoit entre deux, vers le haut, en un coin,

Un trou large et ouvert à y mettre le poing,

Mais faisoit, ce semble, une laide grimace.

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Joyeuse, elle tenait à belles plaines mains

Une chose gros et long d'un quartier pour le moins

Qu'elle mettoit dedans la mine asseurée;

 

Et, remuant toujours, si fort elle pressoit

Que jamais en repos elle ne laissoit

Qu'une douce liqueur elle n'en eut tirée.

 

Pierre De Larivez (1570)

Dim 30 mai 2010 1 commentaire

Merci pour votre anthologie poétique!

Lilly - le 04/06/2010 à 13h57