Le blog de fairesalivermonimagination.erog.fr
Je vis ces jours passer une fort belle garce
Négligemment coiffée, assise sur du foin,
Ayant ses deux genoux, l'un de l'autre si loin
Au large escarquillez qu'ils occupoient la place.
Ses cuisses elle ouvroit d'une si bonne grace
Qu'on voyoit entre deux, vers le haut, en un coin,
Un trou large et ouvert à y mettre le poing,
Mais faisoit, ce semble, une laide grimace.
Joyeuse, elle tenait à belles plaines mains
Une chose gros et long d'un quartier pour le moins
Qu'elle mettoit dedans la mine asseurée;
Et, remuant toujours, si fort elle pressoit
Que jamais en repos elle ne laissoit
Qu'une douce liqueur elle n'en eut tirée.
Pierre De Larivez (1570)
Merci pour votre anthologie poétique!